
En bref
Un logiciel de gestion pour la flexographie doit raisonner en bobines, en mètres et en clichés, pas seulement en exemplaires. C’est la condition pour des devis justes, des réimpressions sans refaire l’existant et des reliquats réellement réutilisés.
- L’unité de production - la bobine : laize, métrage, sens d’enroulement et mandrin.
- L’actif à suivre - le jeu de clichés photopolymères, un par couleur, réemployé à chaque réimpression.
- L’économie du procédé - un calage long, un roulage rapide : frais techniques et prix au mille à séparer.
- Chez Reprolys - frais techniques, paliers dégressifs, achats affectés et duplication de commande structurent devis et réimpressions.
Une presse flexo déroule des dizaines, parfois des centaines de mètres de support par minute. Une fois calée, elle produit vite et à faible coût ; tout ce qui précède - graver et monter les clichés, choisir les anilox, formuler les tons directs, trouver le repérage - est lent et coûteux. Un travail de flexographie se gagne ou se perd souvent avant le premier mètre vendable.
Or les outils pensés pour l’imprimerie feuille comptent des feuilles et des exemplaires ; le flexographe, lui, compte des mètres, des bobines entamées et des clichés. D’où des montages oubliés dans les devis, des clichés refaits alors qu’ils existaient, des bobines rachetées alors qu’un reliquat de la bonne laize attendait en stock.
Ce que la flexographie impose à la gestion
La flexographie imprime en relief avec un cliché photopolymère souple, encré par un rouleau anilox, sur un support qui défile depuis une bobine. Chacune de ses caractéristiques pèse sur la gestion :
| Caractéristique du procédé | Conséquence pour la gestion |
|---|---|
| Impression en bobine | Consommation exprimée en mètres linéaires ou en m², à une laize donnée |
| Un cliché par couleur | Un coût fixe par travail, mais un outillage réutilisable |
| Anilox (linéature, volume) | Un choix technique à consigner pour reproduire le même rendu |
| Tons directs nombreux | Des encres formulées, dont les restes sont à identifier et à conserver |
| Calage long, roulage rapide | Une forte dégressivité et des frais techniques à isoler |
Des applications aux contraintes différentes
L’étiquette adhésive vit de réassorts et d’outils de découpe, comme le montre notre page logiciel de gestion pour les étiquettes adhésives. L’emballage souple et les sacs ajoutent complexage, refente ou confection, souvent sous-traités, dans la logique décrite sur la page ERP pour le packaging. Le carton ondulé s’imprime en direct sur plaque ou en préimpression en bobine : voir notre page sur la gestion du cartonnage et de l’emballage.
Les clichés, un actif coûteux à suivre travail par travail
Un travail en cinq couleurs, c’est cinq clichés. À 80 € pièce (chiffre d’illustration), le jeu représente 400 € avant la première étiquette. Il resservira à chaque réimpression si on le retrouve, s’il est en état et si le visuel n’a pas changé. Quand seule une mention change, seul le cliché concerné - souvent le noir, qui porte les textes - est à refaire : chiffrer le jeu complet surfacture le client, l’oublier fait perdre de l’argent à l’atelier.
- La propriété - le client qui a payé ses clichés en est généralement propriétaire : écrivez-le dans vos conditions.
- Le stockage - à plat, nettoyés, à l’abri de la lumière, avec une référence de rangement liée au client et à la version du visuel.
- L’usure - noter l’état du cliché après chaque tirage évite de découvrir une fissure au calage suivant.
Chiffrer au mille ou au mètre, frais techniques à part
Le calage coûte cher et ne dépend pas de la quantité ; le roulage coûte peu. Le prix se construit donc en couches : frais techniques (clichés, montage, épreuve), calage, roulage, support consommé à la laize, puis finition. Étiquettes et sacs se vendent en général au mille, films et gaines au mètre linéaire ou au m².
Prenons un exemple, avec des hypothèses d’illustration : des étiquettes au pas de 100 mm, trois de front, une machine qui roule à 100 m/min, 1 h 30 de calage pendant lesquelles défilent 250 m de gâche, et un taux horaire de 150 € HT.
| Poste | 50 000 étiquettes | 200 000 étiquettes |
|---|---|---|
| Métrage utile | 1 667 m | 6 667 m |
| Métrage total, gâche comprise | 1 917 m | 6 917 m |
| Temps de roulage | 17 min | 67 min |
| Temps machine total | 1 h 47 | 2 h 37 |
| Coût machine | 267 € | 392 € |
| Coût machine au mille | 5,33 € | 1,96 € |
Quatre fois plus d’étiquettes pour moins d’une fois et demie le coût machine : c’est toute la logique des grandes séries. Le jeu de cinq clichés à 400 € pèse 8 € au mille sur 50 000 étiquettes, 2 € sur 200 000, et rien sur la réimpression suivante. La méthode complète figure sur les pages calcul du coût de revient pour les imprimeries et tarification dégressive par palier.
Vous voulez voir un devis flexo où clichés, calage et prix au mille sont séparés, puis la réimpression qui en découle ?
Bobines entamées, reliquats et gâche : un stock qui se compte en mètres
Les supports arrivent en bobines mères, souvent refendues à la laize de la machine, et chaque travail laisse une bobine entamée : 1 200 m d’un couché adhésif en 330 mm, par exemple. Ce reliquat n’a de valeur que si l’on connaît sa référence, sa laize et son métrage restant au moment de chiffrer le travail suivant.
La gâche se mesure elle aussi en mètres : repérage, mise à la teinte des tons directs, raccords au changement de bobine. Les principes de la gestion des stocks de papier et consommables - seuils d’alerte, support fourni par le client, gâche comptée - s’appliquent ici à la bobine plutôt qu’à la palette.
Traçabilité et réimpression avec des clichés existants
Pour les matériaux au contact des denrées alimentaires, la réglementation européenne impose une traçabilité à chaque étape. L’imprimeur doit pouvoir dire quel visuel a été imprimé, sur quel BAT validé, avec quels clichés, sur quel support et à quelle date - d’où l’importance d’une gestion des BAT rigoureuse. Pour la réimpression, quatre étapes :
- Retrouver la référence - la commande précédente, son BAT validé et ses consignes techniques.
- Vérifier le visuel et les clichés - confirmer avec le client que rien n’a changé, contrôler l’état et l’emplacement des clichés.
- Reprendre les réglages - anilox, formules des tons directs, sens d’enroulement, mandrin, métrage par bobine.
- Chiffrer sans les frais déjà payés - pas de nouveaux clichés, mais un montage et un calage bien réels.
Ces consignes ont leur place dans le dossier de fabrication, pour qu’un autre conducteur puisse reproduire le tirage à l’identique.
Un logiciel de gestion pour la flexographie : ce que fait Reprolys
Reprolys chiffre à partir d’une base tarifaire que vous paramétrez : frais techniques en forfait, paliers dégressifs, articles composés, tarifs par client ; le calcul propose un prix que le commercial ajuste. Le devis accepté devient commande sans ressaisie, puis dossier de fabrication avec sa gamme opératoire. Vos postes - impression flexo, découpe, refente, conditionnement - se paramètrent avec leur coût horaire, et la saisie des temps fait apparaître l’écart entre prévu et réalisé, principe au cœur de toute GPAO pour le packaging.

La gravure des clichés s’enregistre en achat affecté au travail et remonte dans sa marge ; le stock suit les références de support, les seuils d’alerte, la gâche et les reliquats. Les BAT sont gérés en versions numérotées, avec signature électronique, et la duplication de commande sert de base à la réimpression. Deux points sont à valider en démonstration sur vos données : un registre des clichés par client avec leur emplacement, et le suivi des bobines au mètre près.
Reprolys est édité par Deolys, société française de développement de logiciels métiers.
Questions fréquentes
Non. Les clichés se facturent à la première commande, puis à chaque modification du visuel, et seulement pour les couleurs concernées. En réimpression, restent dus le montage et le calage. Préciser dans vos conditions générales la propriété des clichés et leur durée de conservation évite toute discussion si le client change d'imprimeur et vous les réclame.
En partant du métrage total à produire, gâche de calage comprise, converti en m² de support à la laize achetée et non à la laize utile. Le temps machine se déduit de la vitesse de roulage, à laquelle s'ajoute le calage. Le prix au mètre obtenu ne vaut que pour une tranche de quantité : au-delà, un palier plus bas s'impose.
En enregistrant chaque bobine entamée au moment où elle revient en magasin, avec sa référence, sa laize et son métrage restant, puis en consultant ce stock avant tout achat. Un reliquat non déclaré est une bobine perdue : il finit par dépasser sa durée d'utilisation, notamment pour les adhésifs, ou par être jeté lors d'un rangement.
En notant après chaque tirage le métrage imprimé et l'état constaté : fissures, encrassement, bords abîmés. Au-delà d'un certain métrage, propre à chaque photopolymère et à chaque encre, une réfection devient probable. L'anticiper permet de la chiffrer et de la faire accepter par le client avant la réimpression, plutôt que de la découvrir au moment du calage.
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