
En bref
La PLV se gère comme un projet, pas comme une commande. Une campagne, c’est plusieurs références, plusieurs quantités, des kits à composer et des expéditions vers des dizaines de points de vente, le tout dans un calendrier serré.
- L’unité de travail — la campagne, qui regroupe plusieurs références liées.
- La difficulté logistique — l’expédition multi-destinataires, avec un kit différent selon le format du magasin.
- La contrainte de délai — une PLV livrée après le lancement de l’opération ne sert plus à rien.
- Chez Reprolys — articles groupés, commandes multi-lignes et suivi des livraisons partielles.
Un annonceur lance une opération promotionnelle. Il lui faut 400 chevalets de comptoir, 120 kakémonos, 60 totems carton et 2 000 stop-rayons, à répartir entre 180 magasins selon leur taille — les grands reçoivent le kit complet, les petits une version allégée. Le tout doit être en place le lundi matin d’une semaine précise.
Ce n’est plus de l’impression, c’est de la logistique de projet. Et c’est la raison pour laquelle beaucoup de fabricants de PLV se sentent mal servis par les logiciels de gestion classiques, qui raisonnent en commandes indépendantes.
Penser en campagne plutôt qu’en commande
| Niveau | Contenu | Ce qu’il faut suivre |
|---|---|---|
| Campagne | L’opération commerciale du client | Budget global, date de mise en place, marge d’ensemble |
| Référence | Chaque élément : chevalet, totem, stop-rayon | Fabrication propre, quantité, coût unitaire |
| Kit | Combinaison de références par typologie de magasin | Composition, nombre de kits par type |
| Expédition | Envoi vers chaque point de vente | Adresse, transporteur, suivi, preuve de livraison |
Un outil qui ne gère que le niveau « commande » oblige à créer un document par magasin, ou à tout regrouper dans une commande unique qui ne dit rien de la répartition. Dans les deux cas, le travail administratif explose.
Les kits, là où se cachent les erreurs
Composer un kit, c’est décider qu’un magasin de type A reçoit deux chevalets, un kakémono et dix stop-rayons, tandis qu’un magasin de type B en reçoit un, zéro et cinq. Ces règles, simples à énoncer, deviennent redoutables quand il y a quatre typologies et douze références.
La fonction d’articles groupés — composer un article à partir de plusieurs autres — permet de traiter ce cas proprement : on définit le kit une fois, on l’utilise autant de fois que nécessaire. Le calcul des quantités à produire découle alors du nombre de kits, sans addition manuelle. C’est le même mécanisme que celui décrit sur la page consacrée à l’automatisation des devis, appliqué à un cas particulièrement exigeant.
Le délai, contrainte absolue
En PLV, un retard n’est pas rattrapable. Une opération qui démarre le 3 du mois ne peut pas recevoir sa PLV le 5 : le budget média est engagé, les magasins sont briefés, l’espace est réservé. Cette contrainte impose une planification qui remonte de la date de mise en place vers l’amont : date de livraison, date d’expédition, durée du façonnage, durée d’impression, date limite de validation du BAT.
Le planning d’atelier doit donc raisonner en jalons inversés, et la date limite de retour du BAT doit être annoncée au client dès la commande — pas rappelée quand il est déjà trop tard.
Vous gérez des campagnes multi-références et multi-magasins ? Montrons ensemble comment les structurer.
Stockage et réassort de campagne
Beaucoup d’opérations prévoient une réserve : on produit 10 % de plus, on stocke, et on réexpédie au fil des besoins — remplacement d’un élément abîmé, ouverture d’un nouveau point de vente. Cette prestation de stockage et de logistique se facture, mais encore faut-il savoir ce qui reste et à qui cela appartient.
Le suivi d’un stock dédié à un client, distinct du stock de production, relève de la même logique que le papier client évoqué sur la page gestion des stocks.
Reprolys pour les fabricants de PLV
Reprolys permet de composer des articles groupés pour modéliser les kits, de gérer des commandes multi-lignes avec des quantités différenciées, et de suivre des livraisons partielles avec un reste à livrer calculé automatiquement. L’historique client conserve la trace des campagnes précédentes, ce qui facilite les reconductions saisonnières — très fréquentes dans ce métier.
Reprolys est édité par Deolys, société française de développement de logiciels métiers.
Questions fréquentes
Le plus souvent en une facture unique adressée à l’annonceur ou à la centrale, avec un détail par référence et par typologie de kit. La facturation magasin par magasin n’a de sens que si chaque point de vente supporte réellement le coût, ce qui reste minoritaire.
En traitant chaque destination comme une livraison rattachée à la même commande, ce qui permet de suivre le reste à livrer global. Le fichier des adresses est fourni par le client : le rattacher à la commande évite les erreurs de version.
Oui, comme une prestation à part entière, généralement au mois ou à la palette. Le stockage gratuit prolongé finit toujours par encombrer l’atelier avec des éléments d’opérations terminées depuis longtemps.
Oui, par duplication : les références, les kits et les typologies de magasins sont conservés, seuls les visuels et les quantités changent. C’est un gain de temps considérable sur les opérations saisonnières récurrentes.
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