
En bref
Un logiciel de gestion pour les industries graphiques doit suivre une chaîne qui part du fichier du client et s’achève à la livraison, en traversant le prépresse, un ou plusieurs procédés d’impression et le façonnage. Sa difficulté tient à la diversité des métiers qu’il sert : chacun vend dans sa propre unité et surveille son propre point faible.
- La chaîne - prépresse, impression, façonnage, logistique : quatre maillons, quatre sources de coûts à suivre.
- Les unités - feuille, m², mètre linéaire, pièce, heure ou forfait selon le métier, et parfois dans le même devis.
- L’enjeu multi-procédés - un fichier clients, une chaîne documentaire et une lecture de la marge communs à tous les ateliers.
- Chez Reprolys - des postes de travail paramétrables avec leur coût horaire, des unités de vente différentes et des articles composés dans un même devis.
Les industries graphiques ne forment pas un métier mais une famille de métiers. Entre un imprimeur de labeur qui façonne des livres, un flexographe qui produit des étiquettes en bobine et un atelier de signalétique qui pose des enseignes, les machines, les matières et même la façon de compter n’ont presque rien en commun. Beaucoup d’entreprises en exercent pourtant plusieurs sous le même toit.
C’est là que la gestion se complique. Un outil pensé pour un seul procédé ignore les autres, et l’entreprise finit par juxtaposer un logiciel pour l’offset, un tableur pour le grand format et des bons papier pour le façonnage. Cette page propose une vue d’ensemble du secteur et renvoie vers nos pages détaillées par métier.
La chaîne graphique, du fichier à la livraison
Quel que soit le métier, un travail graphique traverse quatre étapes. Chacune produit des coûts et des informations que la gestion doit capter au bon moment.
Le prépresse
Vérification des fichiers, mise en page, imposition, épreuves, bon à tirer. C’est l’étape la plus souvent sous-facturée : les corrections d’un fichier mal préparé consomment un temps de PAO que personne ne mesure.
L’impression
Offset, numérique, jet d’encre grand format, sérigraphie, flexographie : les procédés à forme imprimante - plaques, écrans, clichés - supportent un coût de calage fixe qui renchérit les petites séries ; le numérique n’en a presque pas, mais coûte davantage à l’unité.
Le façonnage
Coupe, pliage, reliure, pelliculage, découpe, collage : le façonnage pèse lourd dans le prix de revient, et plus encore dans les retards, parce qu’il intervient en fin de chaîne et part souvent en sous-traitance.
La logistique
Colisage, livraisons échelonnées, expéditions multi-adresses, parfois pose sur site. C’est ce maillon qui déclenche la facturation : on facture ce qui a été livré, pas ce qui a été commandé.
Des métiers qui ne comptent pas de la même façon
Chaque métier vend dans l’unité qui reflète sa structure de coûts : la feuille quand le papier et le calage dominent, le mètre carré quand la surface fait le prix, le mètre linéaire pour la bobine, la pièce pour l’objet fini, l’heure pour le temps de service, le forfait pour les outillages. Convertir un kakémono en « équivalent feuille » fausse le prix, puis la marge. Le tableau suivant résume l’unité usuelle et le point de gestion critique de chaque métier ; chaque ligne renvoie vers une page dédiée.
| Métier | Unité de chiffrage usuelle | Point de gestion critique |
|---|---|---|
| Impression numérique | Exemplaire, clic | Le temps administratif par commande, souvent supérieur au temps machine |
| Impression offset | Feuille, poses, plaques | Le calage et la gâche, qui pèsent sur les séries courtes |
| Imprimerie de labeur | Exemplaire, cahiers, pagination | Le façonnage (brochure, reliure) et le délai de fin de chaîne |
| Grand format | Mètre carré, finitions | La chute de laize et les finitions oubliées au chiffrage |
| Sérigraphie | Pièce, passage par couleur | Les écrans, à amortir et à conserver pour les réassorts |
| Impression textile | Pièce, emplacement de marquage | Le textile fourni par le client et les déclinaisons de tailles et de coloris |
| Flexographie | Mètre linéaire, mille unités | Les clichés et la gâche de mise en route sur bobine |
| Étiquettes adhésives | Mille étiquettes, bobine | L’outil de découpe et les réassorts à l’identique |
| Packaging | Pièce, au mille | Le développé, la forme de découpe et la validation du prototype |
| Cartonnage et emballage | Pièce, plaque de carton | Le poids de la matière et les opérations sous-traitées |
| PLV | Pièce, kit, expédition | La date de mise en place en magasin et les envois multi-destinataires |
| Signalétique | Élément, heure de pose | Le relevé et la pose sur site, rarement chiffrés au réel |
| Communication visuelle | Mixte : pièce, m², heure | La marge par affaire quand plusieurs métiers se croisent |
| Reprographie | Originaux × exemplaires | La double quantité et la facturation mensuelle |
| Façonnage | Heure, mille feuilles, forfait | La matière client reçue et la gâche de réglage |
Pourquoi une entreprise multi-procédés a besoin d’un outil unique
Juxtaposer un outil par atelier paraît rassurant : chacun garde ses habitudes. Le coût apparaît ailleurs, dans trois situations qui reviennent chaque semaine.
Un même client achète dans plusieurs ateliers
Prenons un exemple : pour lancer un produit, un client commande 3 000 dépliants en offset, douze bâches en grand format et 5 000 étiquettes. Avec trois outils, il existe trois fiches clients, trois factures et aucune vue de ce qu’il rapporte au total. Avec un outil unique, l’affaire tient dans un devis et l’encours du client se lit en un coup d’œil.
Le choix du procédé se fait au chiffrage
À 800 exemplaires, numérique ou offset ? Un panneau rigide en impression directe à plat ou en adhésif contrecollé ? Si les coûts de chaque atelier vivent dans des outils séparés, la comparaison se fait de tête, et le procédé retenu est souvent celui de l’habitude plutôt que le plus rentable.
La marge doit se lire de la même façon partout
Comparer l’atelier numérique et le façonnage n’a de sens que si les deux sont mesurés avec les mêmes règles : mêmes postes de coût, même affectation des achats et de la sous-traitance. C’est pourtant sur cette comparaison que se décident les investissements, comme le montre notre page sur la rentabilité d’une imprimerie.
Vous exercez plusieurs métiers graphiques ? Apportez un devis type de chaque atelier : nous les reconstituons ensemble dans un seul outil.
Ce qu’un logiciel de gestion pour les industries graphiques doit modéliser
Sous la diversité des métiers, quelques briques communes permettent de tout décrire. Un outil qui les possède sert aussi bien un atelier de sérigraphie qu’une imprimerie de labeur.
- Des postes de travail - prépresse, presses, finition, conditionnement, chacun avec son coût horaire.
- Des unités de vente multiples - mètre carré, pièce, heure ou forfait, sans conversion artificielle.
- Des articles composés - impression, finition et pose réunies en une ligne lisible par le client.
- Une gamme opératoire - la suite des postes qu’un travail traverse, d’un atelier à l’autre.
- Des achats affectés - la sous-traitance et le négoce rattachés au travail qui les a consommés.
Le poste de travail est la brique la plus structurante : quelle que soit l’unité de vente, le coût de revient se construit à partir du temps passé sur des postes, de la matière et des achats. Prenons un exemple : si le poste façonnage coûte 48 € de l’heure et qu’un pelliculage l’occupe quarante minutes, 32 € s’ajoutent au prix de revient, quel que soit l’atelier qui a vendu le travail. Nos pages sur le calcul du coût de revient en imprimerie, la GPAO pour les imprimeries et le plan de charge de l’atelier détaillent la méthode.

Reprolys pour les industries graphiques
Reprolys a été conçu avec des professionnels du métier pour servir des activités différentes dans un même outil. Un devis peut mêler des unités de vente différentes - m², unité, heure, forfait -, des articles composés et une tarification dégressive par palier ; les tarifs par client et par groupe de clients s’appliquent quel que soit l’atelier concerné. L’expression des prix au mètre linéaire ou au mille, propre à certains métiers, est un point à valider avec nous en démonstration.
Côté production, les postes de travail sont paramétrables avec leur coût horaire, le dossier de fabrication est généré depuis la commande avec sa gamme opératoire, et la saisie des temps par opérateur, par poste et par commande alimente l’écart prévu/réalisé. Les achats affectés et la sous-traitance remontent dans le coût du travail : la marge se lit par travail, par client et par famille.
Reprolys reste un outil de gestion : l’imposition, le RIP et l’épreuvage demeurent dans votre flux de prépresse, frontière que détaille notre page sur le logiciel MIS pour les arts graphiques. Il existe en version Web et en version Desktop, avec le même périmètre fonctionnel.
Reprolys est édité par Deolys, société française de développement de logiciels métiers.
Questions fréquentes
Le terme regroupe les entreprises qui préparent, impriment et transforment des supports imprimés : studios de prépresse, imprimeries offset, numériques et de labeur, ateliers de sérigraphie, de flexographie et de grand format, fabricants d'étiquettes, d'emballages et de PLV, reprographes, façonniers et finisseurs. Elles partagent une chaîne commune, du fichier à la livraison, mais pas les mêmes unités de vente ni les mêmes contraintes de gestion.
En les mesurant avec les mêmes règles : des postes de travail dotés d'un coût horaire, des temps saisis de la même façon, des achats et une sous-traitance affectés aux travaux qui les ont consommés. On compare alors la marge par famille d'articles plutôt que le chiffre d'affaires, qui avantage mécaniquement les ateliers dont les travaux consomment beaucoup de matière.
Il faut surtout l'unité qui reflète la structure de coûts du métier : la feuille pour l'offset, le mètre carré pour le grand format, la pièce pour le packaging ou le textile, l'heure pour la PAO et la pose, le forfait pour les frais techniques. Imposer une unité unique pour simplifier le catalogue produit des prix faux sur une partie des travaux, sans que personne ne s'en aperçoive.
Par celui qui produit le plus de documents commerciaux, en général l'impression numérique ou l'offset, puisque c'est là que la ressaisie coûte le plus. Une fois les fiches clients, les articles et la chaîne devis, livraison, facture stabilisés, les autres ateliers s'ajoutent en paramétrant leurs postes de travail, leurs unités de vente et leurs articles composés.
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