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Logiciel de gestion pour le cartonnage et l’emballage

Caisses, étuis ou coffrets habillés main : chiffrer, suivre les temps et livrer en plusieurs fois dans un même outil.

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Opérateur positionnant un support sur une machine de découpe dans un atelier

En bref

Un logiciel de gestion pour le cartonnage et l’emballage doit raisonner comme un cartonnier : un modèle de boîte, trois dimensions, une qualité de carton et une quantité, dont on déduit la surface consommée, les chutes, le temps de fabrication et le prix.

  • Trois familles de matériaux - carton plat pour les étuis, ondulé pour les caisses, carton gris contrecollé pour les coffrets.
  • Le point de départ du chiffrage - le modèle, souvent désigné par un code FEFCO ou ECMA, et les dimensions L × l × h.
  • Le coût qui surprend - la main-d’œuvre, dominante dès que l’habillage ou le contrecollage se font à la main.
  • Chez Reprolys - articles composés, saisie des temps par poste et par commande, livraisons échelonnées avec reste à livrer.

Dans la même journée, un cartonnier peut recevoir une demande de 3 000 caisses américaines en double cannelure, livrables en six fois, et une autre de 40 coffrets habillés de papier gaufré. Matière, machines, part de main-d’œuvre : tout les oppose, sauf le bureau qui les chiffre et les facture.

Un logiciel pensé pour l’impression part d’un format de feuille et d’un nombre de poses ; le cartonnier part d’un volume à emballer et d’un modèle de boîte, dont il déduit le flan, puis la plaque. C’est cet écart qu’il faut combler, sans basculer dans un logiciel industriel de grand groupe.

Trois familles de carton, trois façons de travailler

Famille Produits types Structure Ce qui pèse dans le coût
Carton plat Étuis, boîtes pliantes, fourreaux Une feuille pleine, souvent multicouche, de quelques dixièmes de millimètre Impression, forme de découpe, pliage-collage en série
Carton ondulé Caisses, boîtes postales, présentoirs Simple cannelure (E, B, C) ou double cannelure Surface de carton, forme de découpe pour les modèles découpés, volume transporté
Carton gris contrecollé Boîtes rigides, coffrets, écrins Carton gris épais habillé de papier Main-d’œuvre d’habillage et de montage
Calages (toutes familles) Cales, croisillons, inserts Carton plat, carton ondulé ou mousse Temps de découpe et d’assemblage

Choisir la cannelure

La cannelure est le papier ondulé collé entre les papiers plats, appelés couvertures, du carton ondulé ; son profil détermine l’épaisseur du carton. La E, ou micro-cannelure (moins de 2 mm d’épaisseur), offre une bonne surface d’impression ; la B (environ 3 mm) est un standard polyvalent, qui résiste bien à l’écrasement à plat ; la C (environ 4 mm), plus épaisse, tient mieux la compression verticale, donc le gerbage, à papiers égaux. La double cannelure, par exemple BC (B à l’extérieur, C à l’intérieur), sert aux charges lourdes. Quand les caisses sont imprimées en flexographie, voyez aussi la page logiciel de gestion pour la flexographie.

FEFCO et ECMA : parler le langage du client

Deux référentiels servent de langage commun à la profession. Le code FEFCO, ou plus exactement code international FEFCO-ESBO, établi par la Fédération européenne des fabricants de carton ondulé avec l’ESBO, classe les modèles par familles : 02 pour les caisses à rabats, 03 pour les caisses télescopiques, 09 pour les aménagements intérieurs comme les croisillons. La caisse américaine, la plus courante, porte le code 0201. Pour le carton plat, le code ECMA, publié par l’association européenne des fabricants d’étuis (European Carton Makers Association), joue un rôle comparable et répertorie les constructions d’étuis, du simple étui à rabats rentrants aux modèles à fond automatique. Dans un devis de cartonnier, le modèle devient une donnée : il porte la formule du développé, c’est-à-dire du flan mis à plat, qui, avec les dimensions, donne la surface de carton.

Chiffrer à partir des dimensions : surface, plaques et chutes

Prenons un exemple : une caisse américaine (FEFCO 0201) de 400 × 300 × 250 mm en dimensions intérieures. À plat, son flan mesure en longueur 2 × 400 + 2 × 300 mm, plus une patte de collage d’environ 35 mm, soit 1 435 mm ; en hauteur, les 250 mm de la caisse plus deux rabats égaux chacun à la moitié de la largeur, soit 550 mm. Surface : environ 0,79 m² par caisse en cotes nettes ; les surépaisseurs ajoutent quelques millimètres par panneau selon la cannelure et portent par exemple le flan à environ 1 447 × 560 mm, soit 0,81 m², en cannelure B. Les cannelures sont orientées dans le sens de la hauteur de la caisse, condition de sa résistance au gerbage.

Sur une plaque de stock de 1 200 × 1 600 mm (cotes données, comme d’usage, en laize × coupe : la laize est le côté parallèle aux cannelures), on loge deux flans, leur hauteur placée dans la laize : sur 1,92 m² de plaque, 1,58 m² sont utiles et près de 18 % partent en chute. Une plaque commandée au format, par exemple 1 130 × 1 460 mm, ramène la chute sous 5 % tout en gardant la place des surépaisseurs, mais impose des quantités minimales et un délai d’approvisionnement. Cet arbitrage pèse directement sur le calcul du coût de revient. Quant aux chutes, une bande d’ondulé peut devenir une cale, à condition d’être recensée avec son format, sur le modèle des reliquats de papier décrits dans la gestion des stocks papier.

Petites séries artisanales et grandes séries

En grande série, le coût se concentre sur la matière, la mise en route des machines et la gâche, et se pilote avec les méthodes de la GPAO et du logiciel de gestion pour le packaging. En petite série, la main-d’œuvre domine : un coffret en carton gris se découpe, se rainure, se monte, s’habille et se garnit souvent à la main.

Autre illustration, en petite série : 50 coffrets, 12 minutes de travail chacun, un coût horaire de 38 € et 2,40 € de matière par pièce. La main-d’œuvre représente 10 heures, soit 380 €, pour 120 € de matière : plus des trois quarts d’un coût direct de 500 €. Si le temps réel est de 15 minutes par coffret, le coût passe à 595 €, et 95 € de marge disparaissent. Ces trois minutes d’écart passent inaperçues à l’atelier ; elles apparaissent dès que les temps sont pointés sur le moment, ce que détaille la page suivi de production en temps réel.

Caisses en ondulé ou coffrets habillés à la main ? Apportez vos dossiers types, nous les parcourons avec vous dans Reprolys.

Demander une démonstration

Échantillons, prototypes et calages

Avant une série, le client veut tenir la boîte en main. L’échantillon découpé sur table de découpe numérique coûte du temps de conception, de découpe et du carton : il doit être chiffré, même offert. La validation suit la logique du prototype décrite sur la page ERP pour le packaging ; le cartonnier y ajoute un réflexe : conserver un échantillon témoin, étiqueté avec la référence du client, qui servira de modèle aux réassorts. Le calage, lui, gagne à être décrit comme un composant distinct : on en suit le coût, on le chiffre seul, on le réutilise.

Stocks client et appels sur stock

Beaucoup d’acheteurs ne veulent ni stocker 20 000 caisses, ni payer la mise en route de dix petites séries : on fabrique en une ou deux fois, le cartonnier conserve le stock et livre au fil des appels. Soit 20 000 caisses commandées pour l’année, appelées par lots de 2 000. Après trois appels, il en reste 14 000 à livrer, et chacun doit le savoir sans recompter la réserve.

  • La propriété et le stockage - qui possède le stock, quand facturer, quelle durée de stockage est incluse : à écrire dans la commande.
  • Le reste à livrer - suivi sur la commande elle-même, pas sur un tableau parallèle.

Ces mécanismes relèvent de la gestion des commandes clients et du logiciel de facturation : chaque appel donne lieu à un bon de livraison, et la facture en découle.

Reprolys, logiciel de gestion pour le cartonnage et l’emballage

Reprolys chiffre à partir d’une base tarifaire, avec une tarification dégressive par palier et des unités de vente différentes : unité, mètre carré, heure ou forfait. Les articles composés assemblent une boîte, son calage et son conditionnement, et le calcul propose un prix que le commercial ajuste. Le calcul de la surface à partir du modèle et des dimensions est un point à valider en démonstration ; des adaptations spécifiques restent possibles lorsque votre métier l’exige.

Le dossier de fabrication est généré depuis la commande, les postes de travail se paramètrent avec leur coût horaire, et les temps se saisissent par opérateur, par poste et par commande, avec leur coût HT. L’écart prévu/réalisé montre, série après série, si les coffrets tiennent dans le temps prévu.

Saisie des temps de production dans Reprolys : opérateur, poste, numéro de commande et chronomètre
Saisie des temps dans Reprolys : poste, numéro de commande, chronomètre et historique des durées avec leur coût HT, pour mesurer une série de coffrets.

Les commandes acceptent les livraisons échelonnées et suivent le reste à livrer ; la facture s’établit à partir des bons de livraison, regroupables en une facture mensuelle. Le suivi d’un stock de produits finis réservé à un client est un point à valider en démonstration.

Reprolys est édité par Deolys, société française de développement de logiciels métiers.

Questions fréquentes

C'est utile, pas indispensable. Les acheteurs d'emballages le connaissent souvent, et il évite toute ambiguïté sur le modèle. À défaut, demandez les dimensions du produit à emballer, le mode de transport et le poids à supporter, puis proposez vous-même le modèle et la cannelure. Notez le code retenu sur le devis : il servira de référence lors des réassorts.

Pour une caisse, on raisonne en dimensions intérieures : c'est la convention du code FEFCO, et c'est le produit qui doit y entrer. Les dimensions extérieures comptent pour la palettisation et le transport. L'écart entre les deux dépend de l'épaisseur du carton, donc de la cannelure. L'essentiel est d'écrire sur le devis quelle convention est retenue, pour éviter toute discussion à la livraison.

Chiffrez-les toujours, même lorsque vous décidez de les offrir. Un échantillon mobilise du temps de conception, de la découpe sur table numérique et de la matière. Une pratique courante consiste à le facturer puis à déduire son montant de la première commande, ce qui rémunère le travail engagé sans freiner le client. L'essentiel est que ce choix soit fait sciemment, dossier par dossier.

Cela se négocie, mais doit être écrit dans la commande. Une formule répandue prévoit une période de stockage incluse dans le prix, par exemple trois mois, puis une facturation mensuelle au-delà. Précisez aussi à qui appartient la marchandise stockée, qui l'assure, et ce qu'il advient du reliquat si le client cesse ses appels avant la fin de la commande.

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