
En bref
En sérigraphie, le coût de préparation domine tout : un écran par couleur, à insoler, à caler, à nettoyer. Le chiffrage doit distinguer clairement ce qui se paie une fois de ce qui se paie à l’exemplaire.
- La règle de base — une couleur égale un écran, égale un passage, égale un calage.
- Le levier de marge — la conservation des écrans pour les réassorts, qui supprime la préparation.
- Les supports — textile, papier, plastique, verre, métal : chacun impose ses encres et ses temps de séchage.
- Chez Reprolys — frais techniques, articles paramétrables et paliers dégressifs se combinent dans le même devis.
La sérigraphie obéit à une économie très particulière. Imprimer un tee-shirt en quatre couleurs suppose quatre typons, quatre écrans insolés, quatre calages successifs et quatre nettoyages. Que la commande porte sur 20 pièces ou sur 2 000, ce travail de préparation est le même.
C’est pourquoi le prix unitaire d’une petite série sérigraphiée paraît toujours élevé au client, et pourquoi il faut savoir l’expliquer — en distinguant sur le devis les frais techniques du prix à la pièce.
La structure d’un devis sérigraphie
| Poste | Nature | Comment le traiter |
|---|---|---|
| Typons et préparation de fichier | Coût fixe par couleur | Ligne distincte sur le devis |
| Insolation des écrans | Coût fixe par couleur | Ligne distincte, ou incluse dans les frais techniques |
| Calage machine | Coût fixe par couleur | Intégré au forfait de préparation |
| Impression | Coût variable par pièce et par passage | Prix unitaire dégressif selon la quantité |
| Support | Achat ou fourniture client | À distinguer clairement du travail d’impression |
| Séchage et conditionnement | Coût variable | Souvent oublié, surtout sur textile |
Les écrans, un actif à gérer
Un écran insolé pour un client fidèle a de la valeur : le conserver permet de traiter un réassort sans refaire la préparation. Cette pratique, courante chez les sérigraphes, mérite d’être organisée plutôt que subie.
Trois questions se posent. Combien de temps conserve-t-on un écran ? Comment le retrouve-t-on physiquement ? Et surtout : le client bénéficie-t-il de l’économie de préparation lors du réassort, ou l’atelier la conserve-t-elle ? Répondre explicitement à cette dernière question évite une négociation à chaque commande.
Sur le plan de la gestion, il s’agit de rattacher l’écran au client et au visuel, et de retrouver l’information lors du rechiffrage — un usage typique de l’historique client décrit sur la page CRM pour imprimerie.
Le support fourni par le client
En sérigraphie textile, il est fréquent que le client apporte ses propres pièces. Cela introduit une contrainte que les imprimeurs papier connaissent peu : gérer une matière qui ne vous appartient pas.
- Compter à réception — et acter par écrit la quantité reçue, ainsi que l’état des pièces.
- Prévoir un taux de casse — une pièce ratée en sérigraphie textile est perdue, et la responsabilité doit être définie avant production.
- Restituer les invendus — les pièces non imprimées doivent être rendues ou stockées de façon identifiée.
Vous voulez voir comment séparer frais techniques et prix à la pièce dans un devis Reprolys ?
Sérigraphie et autres procédés
Beaucoup d’ateliers combinent la sérigraphie avec la broderie, le flocage, le transfert numérique ou le marquage sur objet. Le choix du procédé dépend de la quantité, du support et du nombre de couleurs : la sérigraphie devient économique à partir d’un certain volume, en dessous duquel le transfert reste plus pertinent.
Un outil de gestion utile doit donc permettre de chiffrer un même travail sur plusieurs procédés, exactement comme une imprimerie compare offset et numérique.
Reprolys pour les ateliers de sérigraphie
Reprolys permet de composer un devis mêlant frais techniques forfaitaires et lignes dégressives par quantité, de mémoriser les tarifs négociés par client, et de dupliquer une commande pour traiter un réassort en quelques secondes. L’historique client conserve la trace des travaux réalisés, ce qui facilite la reprise d’un visuel plusieurs mois plus tard.
Reprolys est édité par Deolys, société française de développement de logiciels métiers.
Questions fréquentes
C’est fortement recommandé. Un devis qui distingue les frais de préparation du prix à la pièce est plus facile à défendre, plus facile à comparer sur un réassort, et évite au client de croire que le prix unitaire baissera dans les mêmes proportions à la commande suivante.
En supprimant ou en réduisant fortement les frais techniques, tout en maintenant un forfait de calage — car remonter un écran et le caler prend du temps, même sans insolation. Le fixer une fois pour toutes évite de renégocier à chaque commande.
En définissant à l’avance un taux de casse acceptable, indiqué sur le devis, et en demandant au client de fournir quelques pièces supplémentaires. C’est une pratique standard qui évite l’immense majorité des litiges.
Oui, dès lors qu’il gère les articles composés, les forfaits et les paliers dégressifs. Ce sont exactement les mécanismes dont a besoin un sérigraphe, avec en plus la nécessité de conserver un historique précis des visuels réalisés.
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